Comment poser un bardage bois extérieur certifié PEFC ou FSC pour une façade écoresponsable ?
Le bardage bois extérieur s'impose aujourd'hui comme une solution de choix pour habiller et protéger les façades tout en respectant l'environnement. En optant pour des bois certifiés PEFC ou FSC, vous garantissez une gestion durable des forêts et contribuez à la préservation des ressources naturelles. Ce revêtement biosourcé offre non seulement une esthétique chaleureuse et authentique, mais apporte également une isolation complémentaire tout en assurant une excellente durabilité lorsqu'il est correctement installé. Poser un bardage bois demande de la rigueur et une bonne préparation, mais le résultat valorise durablement votre habitation.
Préparer votre chantier pour une pose de bardage bois réussie
Avant de commencer la pose de votre bardage bois certifié, une préparation minutieuse du chantier s'avère indispensable pour garantir la longévité et l'efficacité du revêtement. Cette étape détermine la qualité finale de l'installation et prévient les désordres ultérieurs liés à l'humidité ou à une mauvaise ventilation.
Vérifier et préparer la surface du mur existant
La première étape consiste à examiner attentivement l'état du support sur lequel viendra se fixer votre bardage. Le mur existant doit être sain, stable et propre. Tracez des lignes de départ horizontales à environ vingt à trente centimètres du sol pour définir précisément le point de démarrage de votre bardage. Cette distance permet de protéger le bois des remontées capillaires et des projections d'eau de pluie. Utilisez un cordeau à tracer, un niveau à bulle et une règle de maçon pour assurer un parfait alignement. La préparation du support inclut également le nettoyage de toute trace de saleté ou de végétation qui pourrait compromettre l'adhérence du pare-pluie ou la fixation des tasseaux.
Installer un pare-pluie et assurer une bonne ventilation
La pose d'un pare-pluie souple constitue une étape cruciale pour protéger l'ossature et le mur contre les infiltrations d'eau. Cette membrane doit présenter une perméance minimale de 0,5 gramme par mètre carré et par heure sous une pression d'un millimètre de mercure. Le DTU 41.2 impose un recouvrement horizontal de cinq centimètres et vertical de dix centimètres entre les lés pour assurer une étanchéité parfaite. Pour les bardages de type claire-voie, optez pour un écran d'étanchéité spécifiquement conçu pour résister aux rayons ultraviolets. La ventilation représente un aspect fondamental pour la durabilité du bardage bois. Une lame d'air d'au moins dix millimètres doit être prévue entre le pare-pluie et les lames de bardage, conformément au DTU 41.2. Des entrées et sorties de ventilation doivent être aménagées avec une section minimale de cinquante centimètres carrés par mètre linéaire de façade. Installez impérativement des grilles anti-rongeurs pour protéger ces ouvertures tout en maintenant une circulation d'air efficace qui évitera la stagnation de l'humidité et prolongera considérablement la vie de votre bardage écologique.
Monter l'ossature et fixer les lames de bardage certifiées
Une fois la préparation du support achevée, la réalisation de l'ossature porteuse et la fixation des lames constituent le cœur du chantier. Ces opérations requièrent précision et méthode pour obtenir un résultat esthétique et durable.

Poser les tasseaux selon le sens des lames choisi
Le choix du sens de pose influence directement l'aspect visuel de votre façade et la disposition de l'ossature. La pose horizontale, dite à l'américaine, agrandit visuellement les petites surfaces et reste la plus courante car elle se révèle facile à réaliser. La pose verticale, appelée scandinave, allonge les façades et favorise l'écoulement naturel de l'eau, mais nécessite un double tasseautage pour assurer une ventilation optimale. La pose diagonale apporte une touche contemporaine et dynamique, bien qu'elle soit plus technique notamment pour gérer l'écoulement de l'eau. Les tasseaux doivent présenter une épaisseur courante de vingt à vingt-sept millimètres, mais des tasseaux de quarante millimètres améliorent sensiblement le confort d'été en créant une lame d'air plus importante. Utilisez du bois de classe de résistance deux, et de classe trois pour les tasseaux horizontaux et les bardages claire-voie qui sont davantage exposés. L'entraxe entre les tasseaux doit être compris entre quarante et soixante-cinq centimètres, en veillant à arrêter la fixation à trois centimètres des bords. Pour les bardages verticaux, le double tasseautage s'avère conseillé afin de respecter les exigences de ventilation. Fixez solidement les tasseaux avec des pointes inoxydables enfoncées d'au moins trente millimètres dans le support, garantissant ainsi la stabilité de l'ensemble de la structure porteuse.
Fixer les lames en respectant les joints de dilatation
La fixation des lames de bardage certifiées PEFC ou FSC demande rigueur et attention aux détails techniques. Privilégiez des essences de classe trois pour les façades exposées, telles que le mélèze, le douglas ou le red cedar, toutes purgées d'aubier pour une meilleure résistance. Avant la pose, assurez-vous que l'humidité du bois ne dépasse pas dix-huit pour cent. Commencez la pose en laissant un espace de vingt centimètres entre la première lame et le sol pour éviter tout contact avec les projections. Le chevauchement des lames doit représenter au minimum dix pour cent de leur largeur. L'épaisseur minimale des lames varie selon l'entraxe : quinze millimètres pour un entraxe inférieur à quarante centimètres, et dix-huit millimètres pour un entraxe compris entre quarante et soixante-cinq centimètres. La largeur apparente maximale correspond à sept fois et demie l'épaisseur, sauf pour le red cedar et le mélèze où elle peut atteindre dix fois. Utilisez des pointes en inox ou en aluminium enfoncées d'au moins vingt-deux millimètres, d'une longueur égale à deux fois et demie l'épaisseur des lames. Pour les lames jusqu'à cent vingt millimètres de large qui sont rainurées ou feuillurées, une seule rangée de pointes suffit. Au-delà de cent vingt-cinq millimètres, deux fixations par tasseau s'imposent. Orientez toujours la languette des lames vers le haut afin de favoriser l'écoulement de l'eau et d'éviter toute stagnation susceptible d'accélérer la dégradation du bois.
Finaliser votre bardage avec les accessoires et traitements adaptés
Les finitions apportent la touche finale à votre bardage bois écologique et garantissent sa protection dans la durée. Les accessoires et traitements adaptés préservent l'esthétique et renforcent la résistance du bois face aux agressions climatiques.
Installer les profilés d'angle et grilles de ventilation
Pour un rendu soigné et une protection optimale, l'installation des accessoires de finition ne doit pas être négligée. Aux angles, vous pouvez choisir de couper les lames à quarante-cinq degrés pour un assemblage en onglet, ou utiliser des cornières d'angle qui simplifient la pose tout en assurant une protection efficace des extrémités des lames. Les profilés d'angle apportent une finition professionnelle et évitent les infiltrations d'eau dans les joints. Les grilles de ventilation anti-rongeurs doivent être installées en partie basse et haute du bardage pour garantir la circulation de l'air indispensable à la pérennité du bois. Ces grilles protègent les ouvertures de ventilation tout en assurant les cinquante centimètres carrés par mètre linéaire requis. Veillez à ce que tous les points de fixation soient protégés et que les découpes effectuées sur chantier soient systématiquement traitées pour éviter toute zone de faiblesse propice aux attaques fongiques ou aux insectes xylophages.
Traiter le bois pour une protection durable face aux intempéries
Le traitement du bois certifié PEFC ou FSC avant et après la pose conditionne sa longévité et son aspect esthétique. Appliquez un traitement sur toutes les faces des lames avant de les fixer, en privilégiant une lasure ou un saturateur adapté aux essences choisies. Ces produits protègent le bois contre les rayons ultraviolets et l'humidité tout en mettant en valeur le veinage naturel du matériau. Le bois non traité évolue naturellement vers une teinte grise sous l'effet conjugué du soleil et de la pluie, phénomène appelé grisaillement qui n'altère pas les propriétés mécaniques du bois mais modifie son apparence. Pour conserver la teinte d'origine, un entretien régulier s'impose. Nettoyez votre bardage une à deux fois par an avec une brosse douce et de l'eau claire. Appliquez annuellement un saturateur pour nourrir le bois et préserver sa couleur naturelle. Si le grisaillement s'est déjà installé et que vous souhaitez retrouver la teinte initiale, un dégriseur spécifique permet de raviver le bois avant l'application d'un nouveau traitement protecteur. Cette démarche d'entretien régulier garantit que votre façade écoresponsable conserve durablement son esthétique tout en assurant une protection maximale contre les intempéries et les agressions extérieures.


